Archives de l’auteur Valérie PHARES

Méditation pour renforcer ma sécurité intérieure

17/04/2020

Renforcer sa sécurité intérieure — séance d’auto-hypnose

Sentiment d’insécurité, anxiété, manque de confiance, difficulté à lâcher prise ou à se sentir véritablement en sécurité…

Lorsque certains besoins essentiels ont été insuffisamment comblés dans l’enfance, leur empreinte peut continuer à nous accompagner longtemps. Comme des ombres à quatre pattes,  elles peuvent nous maintenir en alerte, nous pousser à contrôler, à anticiper, à chercher à l’extérieur de nous ce qui nous a autrefois manqué.

Et pourtant, il existe un endroit à l’intérieur de nous sur lequel nous appuyer et dans lequel nous ressourcer durablement. Un endroit où revenir. Un centre intérieur.

Certaines traditions parlent de l’Atma, du Chi, de l’âme. Jung parlerait du Soi. Peu importe finalement le nom que nous lui donnons : il s’agit de faire l’expérience d’un espace intérieur plus stable, plus vaste, qui ne se confond pas entièrement avec nos peurs, nos pensées ou notre histoire.

Cette séance d’auto-hypnose vous invite à partir à sa rencontre.

À travers le souffle, les sensations corporelles, les images et un voyage symbolique, vous serez progressivement invité à retrouver ce centre de vous-même et à accueillir ce dont vous avez besoin pour vous sentir davantage soutenu intérieurement.

Car la sécurité ne se construit pas seulement par la compréhension. Elle se construit aussi par l’expérience.

En répétant une expérience corporelle suffisamment douce et sécurisante, le corps peut peu à peu enregistrer d’autres sensations, d’autres repères, d’autres possibilités que l’alerte ou la tension habituelles.

Cette méditation est une invitation à revenir à soi, s’auto-apaiser et retrouver un point d’appui intérieur auquel il devient possible de revenir, encore et encore.

RAPPEL : Les séances d’hypno-relaxation proposées sur cette chaîne sont conçues comme un complément à un travail psychothérapeutique. Elles peuvent favoriser l’apaisement, la prise de recul ou certaines prises de conscience, mais ne se substituent pas à un accompagnement psychothérapeutique mené avec un professionnel.

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Éloge du couple à l’heure du confinement

31/03/2020

Seuls ou en couple, heureux ou tristes, au bord de la rupture ou séparés, depuis le jour de la sainte Bénédicte, croyants ou non, nous avons tous été frappés par la colère des Dieux.

Confinés dans notre vie telle que nous l’avons construite, pour une durée indéterminée, il n’est plus possible de fuir, d’ignorer, de sous-estimer la réalité. Elle nous a tous rattrapés. C’est le moment de s’interroger, confirmer ou reconsidérer nos vérités intérieures.

« Si tout le monde n’a sans doute pas la vocation de dédier sa vie à la philosophie, tout le monde peut amorcer une réflexion philosophique authentique. » Sacha Carlson

 Entre la pile de linge, les insatisfactions et les jérémiades, les réunions avec Zoom et l’école à la maison, le confinement met tout le monde à rude épreuve…

A deux, ou dans la solitude. Une situation qui pèse, qui console, ou qui distrait. Un sentiment d’isolement, de repos ou de résurrection. Tout nous revient en boomerang.

Et le couple dans tout ça ?

Il ne s’agit plus de briser le cercle de la routine mais de vivre dans une immobilité que nous n’avons pas choisie avec quelqu’un que nous avons, plus ou moins, choisi.

Difficile d’occulter ce qui nous sépare ou ce qui nous rassemble. C’est la fièvre du moment, comme le dirait Philippe Besson.

Certains sont au bord du précipice et se crispent, d’autres font le dos rond et hésitent entre le salon et la cuisine, certains se réinventent et quelques-uns cultivent l’art de s’aimer « pour le meilleur et pour le pire ».

Les couples meurent de n’avoir rien à se dire, écrivait Simone de Beauvoir. Comme ils sont beaux ces couples éternels dont les regards se parlent en silence… se caressent et se déshabillent dans une absence d’exigence. A l’heure du confinement, ces merveilleux amoureux ne se contentent pas de vivre ensemble, ils savent comment jouer ensemble à « tout est possible ».

Les couples heureux ont pour eux cette volonté de durer qui dépasse le seuil de la porte de la maison. Ils traversent la vie comme de véritables amis, sourient aux épreuves comme aux tentations, résistent au fantasme d’une herbe plus verte et laissent à l’imaginaire la douceur d’un baiser volé, d’une chute de reins ou d’un caprice enfantin. Ils voient dans l’insatisfaction, la frustration ou la diversion une occasion de ne pas avoir à contempler leur défaite.

Quand une voiture tombe en panne trop souvent, certains la remplacent, d’autres la réparent, et d’aucuns se demandent si la panne ne vient pas de leur façon de conduire… A ces derniers, Jean Paul Sartre a dû envoyer un petit sms : « La facilité, c’est le talent qui se retourne contre nous. »

L’amour a un prix, écrivait Clarissa Pinkolà Estès, celui du courage. Car la route est longue….

 « On sort d’une phase de l’amour pour rentrer dans une autre. La passion meurt, revient. La douleur chassée, s’enfuit et refait surface. Aimer, c’est étreindre, tout en supportant maintes fins et maints commencements dans la même relation amoureuse. »

« Aimer, cela veut dire, rester avec. Cela veut dire émerger d’un monde de fantasme pour entrer dans un univers où un amour durable est possible, face contre face, os contre os, un amour tout de dévotion. Aimer, c’est rester.

Qu’est-ce qui meurt en réalité, et qui nous fait briser une relation ?

Les illusions, les attentes, le désir de tout posséder, de n’avoir que la beauté des choses.
Tout ceci meurt avec le temps.
Parce que l’amour provoque toujours une descente dans la nature de ce qui meurt, nous comprenons pourquoi s’engager dans l’amour nécessite un soi puissant et un « avoir de l’âme ». »

Un Soi puissant… Un « avoir de l’âme » …

 « Lorsqu’on s’engage en amour, on s’engage à revivifier ce qui va inévitablement mourir à travers des cycles de vie… On passe alors à un type de relation plus sérieux, où l’on doit faire appel à tous ses talents, à toute sa sagesse. »

Faire appel à tous ses talents… A toute sa sagesse…
Ne parle-t-on pas ici des pouvoirs de l’âme ?

L’amour, s’il ne transpire que dans l’étreinte n’est pas de l’amour mais une île sans soleil.

A quel point transpirez-vous ?

« L’énergie, l’émotion, le sentiment de proximité, la solitude, le désir, l’ennui, tout cela se suit selon des cycles relativement proches. On a envie de se rapprocher de quelqu’un, puis de se séparer et ainsi de suite. Non seulement la nature Vie/Mort/vie nous apprend à effectuer ces figures de danse, mais elle nous enseigne qu’il faut chercher la solution au malaise dans son contraire. A l’ennui le remède d’une action nouvelle, à la solitude le remède du rapprochement avec l’autre, à l’impression d’être étouffé le remède de la solitude. »

Se lancer dans l’amour, c’est devenir un bâtisseur de cathédrale. Nous passons des années à édifier, bâtir dans la confiance, partager des rêves, apaiser nos peurs… chaque étape nous rapprochant un peu plus de la guérison des « blessures archaïques ».

C’est dans cette guérison que l’âme peut commencer à faire son travail. Dès lors que nous lui ouvrons la porte, elle peut vibrer, danser, ressusciter et nous conduire vers le chemin qui mène à soi.

« Si l’on ne connaît pas cette danse-là, on a tendance en période de calme à manifester son besoin d’action et de nouveauté en dépensant trop d’argent, en affrontant le danger, en effectuant des choix périlleux, en se lançant dans une nouvelle liaison. C’est l’attitude qu’adoptent ceux qui ne savent pas… »

 Bien sûr, il est parfois temps de mourir à une histoire d’amour ou de la faire mourir, mais on oublie souvent le troisième terme : utiliser les grands bouleversements pour « faire naître une nouvelle vie où les âmes de deux amants se mêlent enfin. »

Il y a une chose qui est sûre, c’est que les changements bouleversants, les révolutions et les révélations du pire comme du meilleur sont là pour nous montrer ce qu’aimer et s’aimer veut dire.

Elles sont là pour faire résonner cette phrase légendaire de Montaigne parlant de La Boétie : Parce que c’était moi, parce que c’était lui…

« C’est le cœur qui nous permet d’aimer à la manière d’un enfant, pleinement, sans réserve d’aucune sorte, sans nuance de sarcasme ou de mépris.

Le cœur, c’est le symbole de l’essence…/… L’homme qui donne son cœur se change en une force stupéfiante…/…  Il inspire de nouvelles œuvres en lui, ainsi que dans son entourage. »

Le printemps est là, et il va être là longtemps…

 

Si vous souhaitez amorcer une réflexion philosophique maintenant, demain ou le jour suivant, j’ai le plaisir de vous offrir une séance d’hypnose dédiée, sur la chaîne YouTube de Possible :https://youtu.be/pdHq0ee2yTY

Quelle que soit votre situation, je ne sais pas ce que cette séance va vous révéler d’essentiel, mais ce que je sais, c’est qu’elle va ouvrir une porte… et je suis curieuse de savoir laquelle ?

 

« Connais-toi toi-même, et tu connaîtras… »

 

Très sincèrement

Valérie Pharès

#amour #confinement #toutestpossible #philosophie

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La merveilleuse catastrophe #covid-19

21/03/2020

Il était une fois la planète Terre.

Sur cette planète, les hommes ont si longtemps couru à droite et à gauche, chacun de leur côté, qu’ils ne pensaient jamais à rentrer véritablement chez eux. Comme ils respiraient sans effort et que le soleil se levait chaque matin, ils pensaient que tout leur était dû. Pourtant, un jour, surgit la foudre et chacun dû rentrer chez lui. Certains parlaient de châtiment divin, d’autres évoquaient la théorie du complot. Quelques hyper-sensibles, d’un naturel lucide, s’interrogeaient sur leur propre responsabilité. Dans tous les cas, la situation demanda à chacun de s’adapter. Dans l’urgence.

Confiné dans un foyer avec Carl Gustave Jung, un élève demanda : « Et maintenant, que va-t-il se passer ? »

Conscient de la souffrance de l’homme depuis 1916, C.G Jung essaya de l’éclairer en espérant qu’il comprenne le message. C’est ainsi que commença l’apprentissage…

Il y a dans le Tarot de Marseille, l’Arcane XVI. C’est la Maison dieu.

On y voit deux personnages tombés d’une tour qui s’effondre. Ils sont expulsés de leur tout d’ivoire, la tête vers le bas. Dans leur chute, ils sont obligés de regarder le monde à l’envers. Cela les contraint, un court instant, à changer de perspective.

Cette carte fait souvent peur dans un tirage. On y pressent la fin, la rupture, l’effondrement.

Loin du châtiment, l’effondrement de la tour peut aussi être regardé comme une merveilleuse catastrophe.

Elle est un symbole à multiples facettes.

La Maison dieu symbolise une solution à un problème, l’occasion de regarder les choses en face, de passer de la séparation au rassemblement, de la division à l’individuation.

L’individuation est le chemin que parcourt l’homme pour trouver, à l’intérieur de lui-même, ce qui va le rendre le plus accompli et le plus autonome possible.

C’est le Graal que nous cherchons tous en vain à l’extérieur de nous. Ce chemin est le seul qui permet à un être humain de devenir « une personnalité unique, un homme total ».

Dans cette période de confinement, voici donc venue l’heure de nous re-trouver enfin.

Mais comment se re-trouver quand on s’est perdu depuis si longtemps ?

Cette question pourrait donner lieu à tout un développement philosophique, spirituel, quantique même… Mais allons à l’essentiel et disons qu’il suffit de se tourner vers le centre de soi.

Pour trouver ce centre, tu peux commencer par fermer les yeux un instant, respirer profondément et te laisser glisser vers l’endroit que ton corps ressenti comme le plus fort et la plus solide. Celui sur lequel tu vas pouvoir te réfugier. Celui contre lequel tu vas pouvoir t’appuyer. Celui dans lequel tu vas pouvoir te ressourcer et te renouveler. Car une crise nous demande de nous renouveler, n’est-ce pas ?

On dit qu’avant les crises et les chutes, il y a toujours des avertissements.
Ces avertissements sont autant de couloirs obscurs que nous redoutons de traverser. Anxiété, dépression, burn-out, catastrophes naturelles, attentats, guerres intestines, que ce soit sur un plan individuel ou collectif, combien d’occasions avons-nous ratées de regarder les choses en face ?

Au lieu de cela, nous avons continué à succomber aux tentations qui nourrissent nos dépendances : consommations excessives, addictions, compulsions, que nous tentons de réguler avec toutes sortes de drogues et de psychotropes. Pendant que les pays se font la guerre, chacun individuellement, nous nous faisons la guerre et nous sommes cassés de tous les côtés. On se fait du mal et on se répare comme on peut : un morceau de scotch par ici, un gros pansement par là.

On roule en 4×4, nos téléphones valent une petite fortune, on rêve d’une paire de Louboutin, mais la réalité c’est qu’à l’intérieur, dans la structure même de la psyché, nous sommes tous troués de partout.

Nous avons beau savoir que nous nous égarons, la plupart d’entre nous persiste à avancer sur le mauvais chemin.

Les crises viennent alors nous mettre des bâtons dans les roues. Elles viennent nous chercher là où nous avons besoin d’évoluer. Elles font exploser les couples, les relations, les nations… On croit souvent qu’un petit changement suffira, mais dans la réalité, faire un nouveau bébé, changer de job ou de conjoint, publier une nouvelle loi, est aussi inefficace que de boucher les trous d’une passoire en espérant qu’elle puisse servir de casserole.

Il y a des vrais messages derrière les crises.
Les ignorer, c’est prendre le risque qu’elles soient de plus en plus violentes et meurtrières.

La Maison dieu nous signale que quelque chose qui était enfermé à l’intérieur a besoin de sortir.

Cette explosion, quand elle vient de l’intérieur, quand elle est choisie, peut se manifester par un besoin de rupture, de séparation, une envie de partir, de voyager, de révéler quelque chose du véritable soi. Quand nous initions la rupture, alors nous sommes actifs. Le choc est brutal, certes, mais nous sommes aux commandes. C’est ainsi que de font toutes les prises de conscience qui nous donnent le courage et la force de changer de paradigme en laissant jaillir un besoin de vérité et d’authenticité.

En revanche, quand elle vient de l’extérieur, quand elle s’impose à nous, cette explosion nous tombe dessus comme un « coup de foudre » catastrophique. Quand nous la subissons, nous sommes des « passifs ». Le choc est d’autant plus brutal que nous n’avons rien voulu voir. C’est l’imposteur qui est démasqué, c’est l’horreur qui nous explose à la figure, c’est le virus qui s’infiltre dans nos poumons.

La planète Terre est sous le choc. Elle retient son souffle… Qu’est-ce qui va émerger de sa prochaine grande expiration ?

Ici, le choix nous est donné…

Les cartes sont entre nos mains. Est-ce le jeu qui compte, ou la façon dont va les jouer ?

Remettre le couvercle sur la marmite et repartir pour un nouveau cycle jusqu’au prochain débordement… Ou profiter de l’occasion que nous offre l’univers pour commencer à guérir nos blessures individuelles et collectives.

Dans le premier cas, nous n’allons faire que traverser l’ombre en nous abritant derrière nos masques dans l’espoir d’être épargnés. Au milieu de ce grand théâtre, certains joueront les héros et feront parler d’eux le plus possible, telle la classe politique qui, à l’unanimité, choisit de maintenir le 1er tour des élections municipales suivis de tous les porte-serviettes qui s’agitent comme des guignols sur les marchés ; quand d’autres seront véritablement héroïques : Applaudissons nos vrais héros !

Les vrais héros ne sont-ils pas ceux qui mettent en péril leur vie pour sauver la nôtre ? Les caissières des supermarchés « sans masque », les pharmaciens, les pompiers, les policiers, nos médecins, nos chirurgiens, les guérisseurs qui oeuvrent en silence et ces milliers de bénévoles qui oeuvrent dans l’ombre sans attendre de la reconnaissance ou un titre en remerciement, ces artisans qui fabriquent des masques dans l’urgence pour pallier les carences de nos gouvernants, toutes les mères célibataires qui doivent parfois jouer le rôle de père et font du mieux qu’elles peuvent avec les moyens qu’elles ont, et tous les magiciens et magiciennes que j’oublie certainement…

Dans le second cas, si chacun à notre niveau, nous voulons profiter de l’occasion pour nous renouveler, alors quelque chose de nouveau va pouvoir sortir de la tour.

Chacun à titre individuel, nous pouvons peut-être nous poser la question suivante :

Qui étais-je dans l’obscurité de la tour ?

Maître de quoi ?

De quel paraître ? De quel pouvoir illusoire ? De quel costume défensif me suis-je affublé ? De quel faux-self ?

Alors que je risque de perdre mon souffle de vie, que les miens sont suspendus entre ici et là-bas, qui ai-je envie d’être ? Qui suis-je ?

Qui parmi nous peut dire qu’il est un homme accompli ? Ne sommes-nous pas des moitiés d’homme, à moitié sortis de l’œuf, en perpétuel ajustement entre les diktats du monde extérieur et notre réalité intérieure.  Ne sommes-nous pas coincés entre les caprices de nos désirs conditionnés et les besoins de notre âme prisonnière ?

Entre notre sentiment d’impuissance et la toute-puissance de certains, cette crise ne nous offre-t-elle pas l’occasion de faire émerger le 3ème terme ?

Tout ce qui pousse un homme à mentir, trahir, manipuler, aboyer, menacer, relève de l’obscurité de la tour.

Tout ce qui va donner de la puissance à l’espoir, la loyauté, la générosité, la solidarité, l’amour, la vérité, la fertilité, la prospérité va participer à une réalisation créative.

Elle suppose pour chacun de trouver sa place. Elle suppose d’être fidèle à soi. Elle suppose de contacter cet endroit à l’intérieur de soi dans lequel notre force individuelle prend sa source. Cette force est notre seule chance de stimuler la confiance nécessaire au véritable changement.

Cette crise n’est-elle pas une chance de changer nos habitudes, d’imposer au monde un autre paradigme, de remettre en cause nos croyances limitantes sur nous-mêmes, ces croyances qui nous font croire que sans un compte en banque gonflé à bloc, un certain statut social et un sourire artificiel, nous ne sommes rien.

Quand vous la sentirez rugir en vous, cette force laissera jaillir la simplicité, l’humilité et l’authenticité. C’est alors que pourra émerger votre vraie nature.

Si le chemin d’individuation est  » le chemin », celui sur lequel nous avons une chance de donner un sens à notre vie, quel premier pas auriez-vous envie de faire, là tout de suite ?

On dirait que c’est le moment d’accoucher… de notre Graal !

Très sincèrement et confinement vôtre…

Valérie Pharès
www.valeriephares.com

#coronavirus #responsabilite

Sources: La voie du Tarot d’Alexandre Jorowsky

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La confiance en soi, avec Charles Pépin

25/08/2019

« Un grand homme vient pour dîner à la maison : je ne souhaite pas lui plaire , je souhaite qu’il me plaise. Je désire que ma réception soit cordiale, mais elle doit d’abord être vraie. » R.W Emerson

Quelle plus belle confiance en soi que celle qui nous libère de la peur de ne pas plaire, de ne plus être aimé, de ne pas être à la hauteur ? Là où Ralph Waldo Emerson invoquait l’importance de l’anticonformisme et du droit d’être soi, Charles Pépin, dans La confiance en soi, nous rappelle que cette dernière est avant tout une quête. Une quête patiente et difficile. On ne naît pas confiant, on le devient.

Voilà une promesse bien moins séduisante que la poudre de perlimpinpin, mais dont la profondeur nous invite à une réflexion indispensable à l’épanouissement de chacun.

Le manque de confiance est comme un filet d’eau distillé qui s’immisce en nous et nous maintient dans l’espoir qu’un jour peut-être… mais ralentit notre capacité à changer, transformer, innover… Alors nous tâtonnons parmi les brides de nos rêves et les accomplissements des autres, dont nous regardons les exploits, plus ou moins réels, défilés sur nos écrans, comme un enfant bavant devant une glace à la fraise.

Et si nous profitions de cette rentrée pour réaliser nos propres œuvres, nos propres rêves, nos propres vies ?

S’il vous reste encore quelques jours de vacances, laissez vos yeux vous conter cette philosophie de la confiance … Et pour celles et ceux qui sont déjà pris par l’urgence, voici un aperçu de son contenu.

Dans ce livre, Charles Pépin, nous éclaire sur les mystères de la confiance en soi.

Selon lui, la confiance en soi, relève d’une alchimie, d’une combinaison de plusieurs facteurs. Ces facteurs sont au nombre de trois : la confiance en l’autre, la confiance en ses compétences, la confiance en la vie.

On ne naît pas confiant, on le devient.

Si la nouvelle est plutôt bonne, se pose alors une question essentielle : Comment construire cette confiance si nous ne l’avons pas eue dans notre enfance, si nous l’avons perdue en cours de route, ou tout simplement, si nous l’avons développée dans un domaine, mais qu’elle nous manque cruellement ailleurs ?

7 chapitres. 7 réflexions.

Cultivez les bons liens, c’est-à-dire développer une confiance relationnelle.
Savoir faire confiance et donner sa confiance.

Entraînez-vous, c’est-à-dire pratiquer encore et encore.
La confiance serait une discipline. Charles Pépin balaye ici la séduisante théorie des 10 000 heures développée par le psychologue Anders Ericsson et nous entraîne dans une valse à 2 temps. Un pied dans sa zone de confort, réservoir de ressources, puis un pied dans le périmètre des explorations, zone de progression.

Écoutez-vous, c’est-à-dire faire confiance à votre intuition, tel le médecin urgentiste qui sait faire le tri parmi les blessés et évaluer la gravité d’un état au premier coup d’œil.

Mais s’écouter ne va pas de soi. Cela s’apprend, notamment grâce aux rituels, qui sont autant de rendez-vous avec soi …/… et permettent de sortir de l’urgence pour nous recentrer sur l’important.

Nous y reprenons notre souffle, redevenons présents à nous-mêmes et c’est dans ces moment-là, bien souvent, que les nœuds se dénouent… Nous trouvons la solution à ce problème professionnel qui nous tracasse, nous comprenons à quoi nous aspirons dans nos relations amoureuses, nous y voyons plus clair sur nous-mêmes. Cette lumière surgit souvent dans un moment de relâchement…. qui me rappelle étrangement  l’état hypnotique !

Émerveillez-vous, c’est-à-dire laissez la Beauté vous toucher indépendamment de la dictature de « ce qu’il faut penser ».

Fréquenter la Beauté, la reconnaître, et la beauté est partout, c’est oser être soi-même, c’est écouter ce qui se joue en soi et se délivrer de nos inhibitions. C’est faire monter la confiance en vous.

Décidez ! C’est à dire trouver la force de s’engager dans l’incertitude car même si nous réduisons le risque au maximum, il en restera partout.
Ne pas supporter le risque qui reste, c’est se condamner à ne pas décider, ou à décider la peur au ventre. Et donc à décider mal.
Charles Pépin nous rappelle ici la distinction entre choisir et décider.
Choisir, c’est savoir avant d’agir : je choisis entre un voyage au bord de la mer et à la montagne parce qu’à budget et conditions équivalents, je préfère l’océan. Le choix est facile.
Décider, c’est agir avant de savoir. Je décide de monter ma boîte sans savoir si tout se passera comme prévu. L’option présente un risque évident, pourtant, nous sommes plus libres quand nous décidons que lorsque nous choisissons, parce que nous ne sommes pas tenus d’obéir à des critères indiscutables. Mais cette liberté, souvent, nous perturbe.

Mettez la main à la pâte, c’est-à-dire faire pour se faire confiance, car de quoi pouvons-nous être fier si nous ne savons plus ce que nous faisons ?
Comment pouvons-nous prendre confiance en notre talent si nous ne savons plus de quel talent il s’agit ?

La confiance en soi est la fille du plaisir : du plaisir que nous prenons à ce que nous faisons bien.

Et ce que nous faisons bien n’est autre que nous aimons faire, c’est à dire ce qui relève de notre domaine de forces, concept central de la psychologie positive. Connaître ses forces, et nous en avons tous, c’est connaître ce qui fait notre essence, notre différence. C’est découvrir ce que nul ne peut nous enlever, ce que nous faisons naturellement bien et qui nous rend authentique, dynamique et performant. Découvrir nos forces et la façon unique que nous avons de les combiner entre elle, c’est découvrir comment utiliser ce que nous sommes pour devenir ce que nous rêvons d’être. Comme le dit joliment Charles Pépin :

Ce qui nous rassure et nous porte vraiment, c’est de savoir qui nous sommes, qui nous sommes vraiment.

Le monde du travail traverse une double crie : les ouvriers et employés sont sous la menace permanente d’être remplacés par des machines ; les cadres absorbés par des process qui leur font perdre leur liberté et les éloignent de leur métier. Les crises de confiance individuelles, les burn-out, germent sur ce terreau civilisationnel.

Et face aux crises de confiance, la connaissance de soi ne nous permet-elle pas de nous dégager de la pesanteur des cadres sociaux ?

Passez à l’acte, c’est-à-dire agir pour prendre confiance. Agir en explorant le monde.
« Le secret de l’action, c’est de s’y mettre », disait Alain.

Ne pas réussir à essayer induit peu à peu une perte de confiance.

Même si la réflexion doit souvent précéder l’action, cette dernière ne peut être vue comme de moindre valeur que la pensée. Sans quoi nous serons incapables de trouver la confiance qu’il faudra pour agir : nous continuerons à trembler chaque fois que notre réflexion n’aura pas éteint toutes les incertitudes, ce qu’elle ne parviendra jamais à faire…/… Trop souvent, les psychologues, enseignants ou coachs qui valorisent l’action comme moyen de développer la confiance en soi ne mettent pas assez l’accent sur cette définition de l’action comme rencontre du monde, des autres ou du réel. L’action est présentée sous un jour trop volontariste : comme un simple moyen de prendre la mesure de ses capacités, de développer son savoir-faire. Elle est parfois réduite à un terrain d’entraînement pour la volonté.

Mais agir, c’est plus que s’entraîner ; c’est rencontrer le monde.

Rien ne nous dit que le monde ne sera pas avec nous plus tendre que prévu. Agir c’est se donner une chance d’avoir de bonnes surprises…

Admirez. Non pas comme la fascination des fans pour leurs idoles ou des élèves pour leur gourous, mais une admiration féconde, une curiosité profonde pour l’aventure d’un être qui réussit à devenir lui-même.

Un intérêt d’autant plus vif pour le talent des autres qu’il nous dit quelque chose de la possibilité de notre propre talent…/… L’admiration peut nous sauver de la crise de confiance : si cela a été possible, c’est que cela reste possible.

Nous admirons seulement ceux qui ont osé devenir eux-mêmes.

Restez fidèles à votre désir, tel Ulysse qui fait un long voyage mais reste fidèle à lui-même.
La fidélité à soi-même : l’antidote à la crise de confiance ! Beaucoup de dépressions de milieu de vie sont causées par une infidélité à son désir. Des hommes et des femmes se retrouvent sur le divan sans même comprendre leur mal-être. Sans raison objective…/… Ils ont cédé sur l’essentiel : leur désir. Dit autrement, ils sont infidèles à eux-mêmes.

La dépression a pour fonction de les aider à entendre ce qu’ils voudraient taire. A sortir du confort de la reconnaissance pour réapprendre à se connaître. A reprendre confiance en eux en retrouvant le chemin de leur vérité, de leur quête.

Faîtes confiance au mystère, c’est-à-dire faîtes confiance à la vie !
Miser sur l’avenir, croire en la puissance créatrice de l’action, chérir l’incertain au lieu d’en avoir peur…/…

Continuer à aimer la vie même quand elle semble dure.

Nous ne savons pas toujours en quoi nous avons confiance quand nous avons confiance en la vie. Nous avons confiance c’est tout. C’est une confiance sans objet, une confiance pure…/… en nous fiant à elle nous aurons un rapport plus créatif à notre compétence, nous sortirons plus volontiers de notre zone de confort, nous irons plus facilement vers les autres. Si la confiance en soi vient avec la compétence, si elle se construit dans notre relation aux autres, elle trouve dans cette confiance en la vie sa condition de possibilité, son sol nourricier…/… dans une perspective mystique, la confiance en la vie confine à l’abandon- tout le contraire d’une maîtrise…/… Comment mieux dire que la confiance en soi ne peut se penser sous la seule catégorie de la maîtrise, qu’il y a toujours en elle une forme d’abandon…/…

La vie est bonne parce qu’elle est pure force de changement, de transformation

Nous l’aurons tous compris, les chemins qui mènent à la confiance sont divers, mais « une fois acquise, elle porte chacun de nous de la même manière. Il n’y a qu’une confiance en soi, mais plusieurs façons de l’atteindre.

Oublions, s’il vous plait, les « 7 techniques pour prendre confiance en soi » et « les 3 clés pour révéler son potentiel ». Ces injonctions sont aussi bêtes que méchantes, conclue Charles Pépin.

Sentir sa propre puissance intérieure, prendre conscience de sa propre grandeur, de son unicité… trouver à l’intérieur de soi l’endroit où tout est possible, oser être vrai tout en restant humble et respectueux des différences, voilà l’enjeu d’une saine confiance en soi. Cette quête représente du travail, des efforts, de la répétition, de la constance et une grande persévérance. Pas de recette miracle. Peut-être une mise en garde : cessons de nous comparez aux autres. C’est l’un des grands poisons de la confiance en soi.

Merci, Charles Pépin, pour cet ouvrage inspirant qui restera sur ma table de chevet, à coté du Petit Prince et de La voie de la paix intérieure du maître Yogi Iyengar. Vous nous invitez à mettre dans nos plats une petite touche d’audace et de réflexion qui fait un bien fou !

Valérie Pharès

Cet article est presque entièrement inspiré du livre de Charles Pépin. Cependant, si vous souhaitez en extraire une partie, je vous invite à vérifier dans la version originale ce qui relève de l’auteur et ce qui relève de mon interprétation personnelle.

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Hypnose : Du mythe à la raison !

16/06/2019

« Avec l’auto-hypnose, l’individu utilise ce que la nature lui a donnée : une capacité innée, un talent. »

Dans cette interview du Dct Marie-Elisabeth Faymonville, anesthésiste au CHU de Liège et personnalité mondialement reconnue, à l’origine de l’hypnosédation ( opération sous hypnose permettant une anesthésie locale très légère de la zone opérée), nous pouvons voir comment la médecine et la recherche intègrent l’hypnose, puis l’auto-hypnose dans le processus de guérison.

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De l’objectif à la réussite : pourquoi formuler ses objectifs ne suffit pas pour réussir?

06/06/2019

De l’objectif à la réussite, nous passons parfois par des étapes qui ressemblent plus à des tunnels sans fin qu’à des longs fleuves tranquilles.

La réussite est parée d’un certain nombre de vertus qui semblent toutes converger vers l’accomplissement de soi mais dérivent parfois vers un manque de confiance et de motivation, avec en arrière-plan des réflexes inconscients et une diabolisation de l’échec.

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Pourquoi l’hypnose est un facilitateur et un accélérateur de changement ?

La plupart du temps, nous pensons vivre en conscience. La réalité, c’est que toute une partie de nous-même nous échappe. Nos décisions, nos comportements et nos réactions sont loin d’être dictés par notre seule réflexion. Nous ne sommes pas des êtres de raison, nous sommes avant tout des êtres émotionnels.

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La psychologie positive : un art de vivre

Accomplissement de soi, optimisme, confiance en soi, estime de soi, résilience, vitalité, créativité, performance… La science est sans appel, l’intérêt que nous portons à nos forces et nos atouts a des vertus bien supérieures que l’intérêt que nous portons à nos erreurs ou nos faiblesses.  Découvrir la psychologie positive, c’est frotter des feuilles de menthe sauvage à deux mains, il en émane un parfum aux vertus lumineuses.

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