Lorsque les liens de l’enfance ont été marqués par l’abus, l’inceste, l’emprise ou la maltraitance, leurs traces peuvent continuer à se glisser dans la vie adulte, parfois sans que l’on sache immédiatement les reconnaître.
On hésite à faire confiance. On sent très vite quand quelque chose change dans le regard ou la voix de l’autre. On s’adapte, on prend sur soi, on évite le conflit.
Et parfois, au milieu des autres, on continue à se sentir seule.
Le groupe offre un espace particulier pour explorer ces traces avec d’autres qui savent, sans avoir besoin de tout expliquer.
Se découvrir dans la relation
Le travail en groupe ouvre une dimension différente de l’accompagnement individuel.
Il peut aussi faire peur. Être regardée, prendre la parole, se montrer vulnérable, trouver sa place parmi les autres peut réveiller précisément ce dont on a appris, parfois très tôt, à se protéger.
C’est pourquoi rien ne se force. Le groupe se construit lentement, dans un cadre contenant, respectueux du rythme et des limites de chacune. Il n’y a rien à réussir, rien à prouver, rien à dévoiler avant d’être prête.
Puis, peu à peu, quelque chose peut se passer.
La parole de l’autre, son regard, ce qu’elle éveille en soi rendent visibles certaines manières de se protéger, de s’effacer, de s’adapter ou de se tenir à distance. Mais le groupe ne fait pas que les révéler. Il permet surtout d’en éprouver une autre possibilité : être là sans disparaître, prendre sa place sans prendre celle de l’autre, dire oui ou non sans être rejetée, être touchée sans être envahie, rester en lien sans se perdre.
Et c’est souvent là que le travail devient profondément vivant.
Parce que si la relation a parfois été l’endroit où l’on s’est perdu, elle peut aussi devenir l’endroit où l’on commence à se retrouver.
Le groupe ne change pas ce qui a eu lieu. Mais il peut offrir une expérience nouvelle : celle d’un lien dans lequel on n’a plus besoin de se cacher, de se réduire ou de s’abandonner pour avoir une place.
À force d’être éprouvée, cette expérience peut alors commencer à faire son chemin ailleurs, dans la vie quotidienne, dans les relations, et dans la manière d’habiter sa propre place.
Pour qui ?
Ce groupe s’adresse aux femmes ayant vécu l’inceste, des violences sexuelles, des abus ou différentes formes de maltraitance dans l’enfance, et qui en ressentent encore aujourd’hui les effets dans leur rapport à elles-mêmes, à leur corps ou à leurs relations.
Il peut notamment être indiqué lorsque l’on se reconnaît dans des stratégies devenues pesantes : hypercontrôle, évitement, dissociation, isolement, honte, sentiment d’anormalité, difficulté à faire confiance ou répétition de relations douloureuses.
Un entretien individuel préalable permet de faire connaissance, d’échanger sur vos attentes et de vérifier ensemble si le groupe correspond au moment où vous vous trouvez.
Pourquoi un groupe dédié ?
Parce qu’entre femmes ayant traversé l’inceste, les abus ou la maltraitance, une langue commune existe : celle de l’après-trauma.
Certaines peurs, certains silences, certaines façons de se protéger ou de douter de soi trouvent immédiatement un écho chez l’autre.
Dans le groupe, ce qui a longtemps été vécu dans la solitude, la honte ou le sentiment d’être anormale ou différente peut peu à peu être reconnu autrement. Chacune sait quelque chose de ce territoire.
Il ne s’agit pas de raconter davantage, ni de se confronter à ce que l’on n’est pas prête à rencontrer. Chacune reste libre de ses mots, de ses silences et de son rythme.
Et c’est parfois précisément dans cette expérience — être avec d’autres sans avoir à se justifier ni à se cacher — que quelque chose de nouveau peut commencer à se vivre dans la relation.
Mon approche
J’accompagne le groupe dans une approche intégrative et sensible au psychotraumatisme, notamment nourrie par la Gestalt-thérapie et la psychologie jungienne.
Selon les besoins et le processus du groupe, le travail peut également intégrer des pratiques psychocorporelles : respiration, relaxation, mouvements doux, Yin Yoga ou médiations créatives.
Le corps n’est jamais sollicité pour « revivre » le traumatisme, mais pour retrouver progressivement des appuis, des sensations de présence et davantage de possibilités de régulation.
Informations pratiques
Lieu : Gasny (27), près de Giverny
Fréquence : une journée par mois
Horaires : 10 h – 17 h
Nombre de participantes : 6 femmes maximum
Tarif : 160 € la journée
Engagement : 6 séances minimum afin de permettre au groupe de devenir un espace suffisamment stable et au travail de s’inscrire dans la durée.
Groupe semi-ouvert : de nouvelles participantes peuvent rejoindre le groupe lorsque des places se libèrent, après un entretien préalable.
Me contacter
Si vous souhaitez rejoindre le groupe ou simplement échanger pour savoir s’il peut vous convenir, vous pouvez me contacter en toute confidentialité :
contact@valeriephares.com
ou via le Formulaire de contact
Le groupe est proposé en partenariat avec Résilience-K et bénéficie d’une supervision professionnelle continue.